Introspection dans le monde immense de la « Coach attitude »

Introspection dans le monde immense de la « Coach attitude »

Être coach quelque chose, c’est être coach mais pas que. De là, j’ai voulu creuser l’ambivalence d’adopter une posture de coach et une posture d’expert. Ce qui m’a amenée à aller à la rencontre d’Alexandre Chevau, coach sportif.

To be or not to be … Agile Coach

Je suis « coach agile », métier convoité puisque beaucoup d’entreprises entament des « transformations agiles ». Il présente en outre l’avantage que tout le monde peut s’auto-déclarer « coach agile », ce que j’ai d’ailleurs fait. Néanmoins, sur le terrain, comment puis-je accompagner mes clients vers le changement de manière pérenne et écologique ? Je doute, j’échange avec des pairs, j’expérimente, et toujours et encore, je m’interroge. Ce questionnement, plutôt pragmatique initialement (Quel est le juste dosage entre la posture de formateur, de coach et de consultant ?), devient plus identitaire : Qui suis-je en tant que « coach agile » ? Que veut dire « coach », que veut dire « agile » ? Quelle est ma valeur ? etc. …   

J’ai entamé une profonde réflexion sur toutes ces questions, et le chemin me semble plus important que la destination. C’est ce que je souhaite partager avec vous : un pas sur ce chemin, avec Alexandre qui partage sa vision du métier de coach sportif.

Alexandre, « coach sportif »

Bonjour Alexandre, peux-tu te présenter en quelques phrases ?

Alexandre Chevau, 40 ans, j’ai commencé à Montreuil à 14 ans en tant que joueur-entraîneur. Maintenant, ça fait plus de 25 ans que je suis dans le volley et beach-volley en tant que joueur et entraîneur, et 4-5ans que je ne suis que coach (c’est mon moyen de gagner de l’argent). J’entraîne aussi dans un club, SideOut Beach volleyball sur Londres avec 470 adhérents.

Comment définirais-tu le métier de coach sportif ?

Engagement nuit et jour. Lorsqu’on a un but sur 6 mois ou 1 an, cela devient ta vie. Passion. Expérience aussi. Et le plaisir. Y a beaucoup de plaisir. Ça équilibre beaucoup de contreparties, comme le stress. Donc, coach c’est ça : l’engagement, la passion, l’expérience et le plaisir.

Et donc, coach sportif, ça consiste en quoi ?

Ça consiste à accompagner des équipes sur une durée plus ou moins grande qui dépend des objectifs, du niveau et des ambitions (qualification, sélection, arriver dans les 50 premiers mondiaux, etc. …)

Qu’aimes-tu dans ce métier ?

C’est le challenge de trouver des solutions, de faire évoluer l’équipe, de travailler ensemble sur un objectif, sur le terrain, psychologiquement, sur les aspects nutritifs … Il y a tellement de challenges !

Pourquoi ce métier ? Quel sens donne-t-il à ta vie ?

En fait, ça s’est fait naturellement, vu que j’ai joué beaucoup, au bout d’un moment tu as envie de redonner ce que tu as reçu. J’ai eu la chance d’avoir des bons entraîneurs, donc ce qu’on t’a appris, la patience qu’on a eue avec toi, etc. … J’ai eu envie de le redonner.

Tu as en fait 3 métiers : coach, sélectionneur et entraîneur : fais-tu bien la distinction entre ces 3 métiers ?

Oui, je fais ces 3 métiers. En fait, je fais tout…et non je ne fais pas bien la distinction. Maintenant je travaille avec un nutritionniste, un psychologue, un préparateur physique. Je ne suis pas expert dans ces domaines, mais je dois connaître un peu tout pour avoir une vision d’ensemble. Pour comprendre aussi ce que les joueurs subissent (gym, régime, …), comprendre et coordonner avec tous les experts pour assurer un programme cohérent. La priorité c’est éviter les blessures, donc savoir doser l’effort, la récupération… Le coach est un point central avec les joueurs au milieu.

En quoi c’est intéressant que ce soit la même personne ? ou pas ?

C’est mieux d’avoir un spécialiste pour chaque métier. Aussi pour les joueurs. Tu sais, quand tu restes trop longtemps avec les mêmes joueurs, au bout d’un moment la dynamique se fatigue, il faut donner du nouveau, des nouveaux trucs. Même si tu restes avec ta ligne directrice, ta philosophie, le fait que d’autres spécialistes arrivent avec des idées complètement nouvelles, ça aide beaucoup plus. Et aussi pour les joueurs, avoir un spécialiste pour chaque domaine les aide.

Selon toi, le coach est-il nécessairement un sportif de haut niveau de la discipline concernée ? Pourquoi ?

Au début j’ai toujours pensé que si tu n’avais pas joué à un certain niveau, tu ne pouvais pas ressentir ce que les joueurs ressentent à ce moment là. Il se passe des choses sur le terrain, si tu as déjà joué, tu sais exactement ce qui se passe. Mais en fait, j’ai rencontré d’autres entraîneurs qui n’ont pas forcément joué à un haut niveau mais qui ont une très bonne philosophie, surtout, ils ont la manière de faire passer les choses, qui fait qu’ils sont très bons entraîneurs.  Donc finalement, avoir joué à haut niveau n’est pas nécessaire. Tant qu’on comprend le jeu, qu’on comprend la capacité de ses joueurs et la communication, c’est bon. Mais c’est quand même un avantage d’avoir un réseau établi : connaître les joueurs et les entraîneurs facilite le partage des terrains d’entraînement pendant la préparation et la compétition.

Quelles sont les différentes postures (ou attitudes) spécifiques au métier de coach sportif ?

Il n’y a pas forcément d’attitudes différentes. Ou alors, c’est selon l’équipe. Par exemple, les jeunes, je suis très droit sur le cadre, puis je relâche un peu, je vais aussi choisir des activités plus ludiques. Sinon, les valeurs, comment t’es, comment tu fonctionnes, c’est toujours moi, je suis toujours pareil. La base est la même, puis j’adapte selon l’équipe.

Comment s’établit la relation entre toi et l’équipe que tu accompagnes ?

La 1re chose, c’est la confiance. Moi, par exemple, j’explique le fonctionnement de l’entraînement et mes attentes. Ensuite, il y a la philosophie du jeu. Par ex, sur le beach-volley, comme je ne peux pas coacher pendant le match, j’essaie de partager, faire comprendre ma vision des tactiques de jeu. Qu’elles (les joueuses) aient confiance dans la tactique, stratégie, la philosophie de jeux mais aussi leur donner un moyen de reconnaître quand il faut adapter la tactique au cours d’un match. La confiance dans la manière de travailler (respect du cadre, horaires, engagement : combien tu donnes de toi même) mais aussi la confiance au niveau du système de jeu. C’est des 2 côtés évidemment, si tu arrives tout le temps en retard, le lien de confiance sera rompu. Oui, la confiance est réciproque.

Comment évolue cette relation ?

Je dirai que ça dépend des résultats. Si les joueurs gagnent, c’est grâce aux joueurs. S’ils perdent, c’est la faute de l’entraîneur. Donc ça c’est un truc, il faut s’habituer. Mais en fait, généralement les joueurs voient comment ça se passe, ce qu’ils ressentent vis à vis à de toi. Des fois, la confiance s’installe vite, des fois lentement, des fois tu peux te tromper parce que tu as fait le mauvais choix, tu fais des erreurs. Ya des hauts et des bas. Des fois, il y a des doutes, mais une fois que tu as passé le cap, ça reste solide. Et au moment où il n’y a plus de confiance, il faut arrêter. D’un côté comme de l’autre.

Quand se termine-t-elle ?

Pour ma dernière séparation, à la fin des jeux du Commonwealth 2018, je me suis dit que je ne pouvais plus rien leur apporter sur ou en dehors du terrain. Ça faisait 3 ans qu’on travaillait ensemble sur différentes choses mais une en particulier n’a progressé que de très peu. Donc on s’est assis et j’ai annoncé tout simplement ma décision. Après il y a eu des larmes, des rires mais surtout de l’honnêteté sur les ressentis… Il y a de l’émotion dans tout ça. Quand tu perds, tu gagnes, …tous les sacrifices qui ont été faits aussi. Se lever, s’entraîner avant d’aller travailler. Ne pas réveillonner pour s’entraîner le lendemain. Donc, oui, ça s’est terminé … un peu tristement, mais bien.

Comment vis-tu les victoires ou défaites de ton équipe ?

Je les vis exactement pareil que si je jouais. Je me suis posé la question, quand tu arrêtes de jouer, de retrouver les sensations, mais en fait, tu les vis. Si tu perds, tu dois prendre sur toi, car la priorité c’est les joueurs, donc même si tu es très énervé car une consigne n’a pas été respectée, et que vous avez travaillé sur un truc mais ça ne s’est pas fait, la première chose c’est de les protéger. Car si on réagit à chaud, ça peut partir n’importe comment.

La priorité c’est les joueuses. Il faut laisser le temps pour elles de comprendre. En plus tu as perdu, donc tu es énervée ou triste ou quoi que soit. Mais une fois que tu es posée, après une heure ou deux, tu peux commencer à discuter. Mais c’est surtout le lendemain, avec la vidéo, là tu peux te lâcher parce que c’est passé de toute façon, donc le débriefe, c’est pour le bien. Pour la victoire, il faut les laisser aller fêter, voir leurs proches, leurs parents. C’est leur moment aussi. La priorité c’est elles ou eux.

Te sens-tu responsable ?

Oui. Les défaites sont les plus dures à digérer. Mais tu penses déjà à travailler ce qu’il faudra faire pour que ça n’arrive plus, pour renforcer une idée, travailler un point faible. Parfois, y a un match ou c’est bon, tu as fait ce que tu pouvais : si elles n’arrivent pas à réagir, difficultés psychologiques, tu te dis, « bon ok, qu’est-ce que je peux faire d’autre ? » La plupart du temps, tu essaies de trouver une solution, une raison pourquoi elles ont perdu. Pour les victoires, la tactique est décidée en amont du match, si les joueuses respectent la tactique, utilisent ce qu’on a travaillé, en général tu es content quand elles gagnent.

Quelles sont les limites de l’accompagnement ?

Par exemple, moi, j’ai toujours été là : si elles veulent parler, je suis là, il n’y a pas de problème, prendre le temps …Nous c’était un trio (2 joueuses et 1 coach), donc la dynamique c’est souvent 2 contre 1, on en a parlé avec le psychologue. Je ne sais pas s’il y a des limites …A un moment donné, on habitait tous les 3 dans la même pièce, c’était trop, tout toujours ensemble. On a dû se fixer un jour en off, chacun de son côté. Pour moi les limites c’est le terrain les entraînements, la préparation, les entretiens one to one de soutien, ou en équipe, ça s’arrête là. Après il faut de l’espace.

Quelle est la nature des demandes de coaching ?

C’est assez homogène. D’évoluer.

Et si ça se passe mal ?

Ben ça s’arrête. Il faut être honnête. Par exemple en salle, j’ai toujours été franc. Dès le départ, je dis qu’ici ce n’est pas la démocratie : y a la philosophie de l’entraîneur et les joueurs adhèrent, ou s’en vont. Un joueur peut influencer l’équipe, de manière positive, ou négative. Si un joueur affecte le groupe ou la dynamique de ton entraînement, un moment donné il faut faire quelque chose, le prendre à part. Donc si tu es honnête, en général ça marche. Si ça ne marche pas, ce n’est pas grave. Il faut vraiment rester sur ses valeurs, ne pas changer. Y a une raison à ces valeurs, qui soutiennent ta ligne directrice.

Quelle est la nature des tes objectifs contractuels ?

Par exemple, j’avais un objectif de qualifier l’équipe pour les jeux du Commonwealth et de créer un pont entre les juniors et les seniors. Parfois tu es engagé via une fédération, parfois, les joueurs t’engagent en direct avec leur propre budget. Le bonus est sur les résultats. Maintenant, je préfère travailler avec des objectifs plus précis de résultats, quitte à travailler à un niveau moins bon, au moins les joueurs sont motivés, tu as un challenge.

Coaching d’individus et coach d’équipe, que peux-tu me dire sur ces 2 pratiques ?

Pour les paires de beach, il y a du collectif et de l’individuel. Pour les équipes de volley, tu as moins le temps sur de l’individuel, sauf à très haut niveau.

Le beach, c’est particulier. En général, une joueuse est toujours visée, pour des raisons tactiques que les adversaires ont choisies. Donc celle qui est visée réceptionne et attaque et l’autre fait les passes : la première a deux fois plus de boulot que l’autre. C’est un travail est particulier, car c’est une partie d’échecs, c’est un contre deux, et l’autre partenaire qui t’aide. On travaille beaucoup la relation. L’équilibre aussi c’est important : par exemple, si je dis quelque chose à l’une, je dis quelque chose à l’autre.

Et sur la combinaison physique et mental ?

Tous mes exercices se basent sur beaucoup de mouvement. Plus tu joues à haut niveau, plus tu accentues le physique et le psychologique, tout en entretenant la technique, tous les joueurs sont tous très bons, tout le monde sait tout faire. Donc l’enjeu est de pousser le physique à ses limites. Sur le psychologique, à l’entraînement, c’est donner des indications sur les manières de penser, qui font que pendant le match les joueurs s’adaptent à chaque situation.

Et pendant le match, comment travailles-tu la relation de confiance entre équipiers ?

En systématisant les options tactiques. Par exemple, quand une des deux joueuses est en difficulté, la première chose, c’est changer de côté ou de demander à l’autre joueuse de l’aider, en levant les ballons, ou en attaquant en deuxième balle. La troisième, c’est de viser une zone fixe, difficile. Et la communication bien sûr entre les joueuses. Et aussi les temps morts. Aider les joueuses à choisir les temps morts au bon moment, dès qu’il y a trois points de différence par exemple, ou dès qu’il y a un doute. A partir des situations de match fixes qui servent de modèles, elles puisent leurs ressources.

Comment un groupe devient une équipe ?

C’est l’expérience, la confiance entre elles, le partage des émotions, perdre, gagner ensemble. Par exemple, j’avais entraîné une équipe où elles jouaient depuis longtemps ensemble. Les huit premiers matchs, elles perdent, car j’avais mis en place un système de jeu complètement différent. Au bout du compte, elles arrivent troisième, ce qui était l’objectif. En continuant à travailler sur la même ligne directrice, à la fin, d’un groupe de joueurs et entraîneur, on est passé à une équipe avec une forte cohésion, soudées.

Que favorises-tu en tant que coach ?

Le bien-être. La cohésion. L’esprit d’équipe, que tout le monde soit au service de tout le monde.

Ça t’est déjà arrivé de sortir un joueur ou joueuse qui n’était pas dans cet esprit là ?

Oui. A un moment donné, un joueur se sentait au-dessus et pensait qu’il devait travailler moins. C’était le meilleur joueur, mais il ne donnait pas assez au groupe, donc pour moi c’était important qu’il comprenne ça. Ça a crié un peu, il y a eu des pleurs, mais en fin de compte ça s’est bien passé. Des fois, c’est mieux d’avoir des joueurs moins forts mais qui apportent l’ambiance, mais faut marquer des points aussi, donc c’est des choix.

Comment générer l’engagement plus que l’implication ?

Avec des exercices intéressants, du rythme et de l’intensité dans les entraînements. Ensuite, on a des objectifs communs. Les piquer aussi un peu dans leur amour propre, par exemple, en faisant croire que les adversaires pensent que ça va être facile de les battre.

Et toi, comment sais-tu que tu réussis (ou pas) à bien coacher une équipe ?

Déjà dans la façon de jouer : est-ce que, ce qu’on a travaillé à l’entraînement, est mis en œuvre ? Ensuite, si elles sont contentes. Si elles repartent avec un sourire, même si elles ont perdu. Au moins elles s’amusent. Il ne faut pas oublier que c’est du sport. Oui, l’esprit d’équipe encore une fois. Content d’être là, d’être motivés, d’avoir envie de venir.

Comment l’équipe le sait, qu’elle a été bien coachée ?

Encore une fois, c’est la confiance. Si elle voit qu’elles vont quelque part. Qu’il y a un sens et une cohérence entre ce qui est dit et fait. Parfois ce n’est pas un bon choix, mais il y a une logique. Il y a plein d’entraîneurs qui disent « faut sauter comme ça », et si tu demandes « pourquoi ? », « parce qu’il faut le faire », mais on ne comprend pas.  Donc si tu sais ce que tu fais et pourquoi, c’est bon. La confiance, c’est l’adhésion de tous à la même mission, c’est voir où on va, les résultats suivent. Il y a aussi la réputation « c’est un bon coach », ça facilite un peu.

Elles te disent des fois que tu es un bon coach ?

Oui, pas sur le moment. Mais après une saison.

Comment l’équipier ou l’équipe prend conscience des progrès à faire ?

Il y a différentes manières de faire. Par exemple, pour l’équipe de Gilbraltar, le niveau est plus bas. Donc je commence par des entraînements « basiques » puis reprend les mêmes gestes techniques, dans une situation plus complexe de jeu, plus agitée. Et là, tout part en vrille. Donc, je leur dis, « bon, ben ça, c’est où on veut être dans un mois ». C’est important de prendre conscience de son niveau et de gérer les progrès par étape. Et la vidéo aussi, super important. Des fois, les joueurs ne se rendent pas compte de comment ils ont joué pendant le match, même si je leur dis, ils ne me croient pas … Après avec la vidéo, ils prennent conscience : « tiens regarde ça », « ah oui ! ».

Tu leur poses la question des fois, comment vous pouvez vous améliorer ?

Oui, surtout en beach, la communication, le questionnement de soi-même. Par exemple, tu as la solution dans ta tête, mais je les y amène par elles-mêmes. Apprendre à prendre des risques. Avoir conscience de ses limites, de ses capacités physiques, de sa fatigue pour trouver des solutions.

A partir de cette prise de conscience, comment et par qui sont déterminés les axes de travail ?

Les axes sont définis ensemble, avec les joueuses. J’ai aussi une checklist (position des jambes, …) pour automatiser les apprentissages.

Comment sont mesurés les progrès ?

Pour gérer les progrès, on mesure la consistance des réceptions réussies sur un exercice utilisé toute l’année par exemple. C’est l’évolution qui importe.

Comment progresses-tu dans ton métier ?

Avec l’expérience. Et les autres coaches. J’ai eu la chance de rencontrer/ travailler avec d’excellent coaches internationaux, et j’avais carte blanche pour leur poser des questions sur ce qui aide pour progresser rapidement. Tu passes des étapes. Faut vivre les situations. Pratiquer. Il y a aussi d’être toujours ouvert. Avant j’avais des à priori. Mais ça évolue tellement vite. Maintenant je suis ouvert à tout. Même les nouveautés, les théories les plus folles, il faut écouter et prendre ce qu’il y a à prendre. Il faut toujours apprendre, ça évolue tellement que tu progresses en restant ouvert. Le contact avec l’expérience et les autres coaches. Juste les échanges te permettent de voir les choses différemment.

Comment gères-tu tes propres difficultés ?

En discutant. Aux jeux du Commonwealth, je partageais la chambre avec l’entraîneur des hommes et la psychologue. On se prenait tous les jours un créneau pour partager, dans un moment de compétition, tu dois protéger les joueurs. Discuter aussi pour évacuer le stress. Ta soupape, ce n’est pas les joueurs, c’est les autres entraîneurs.

Merci grandement pour cet échange

Je t’en prie, avec plaisir.

Et nous ?

Nous venons de voir l’approche du coaching par Alexandre dans un milieu sportif, mais quand est-il de nous ? Je vous invite :

  • A répondre aux questions de l’interview
  • A exploiter la distance entre vos réponses et celles d’Alexandre : que faites-vous des similitudes, ou des différences ? Quelles réactions provoquent-elles en vous ? Quels doutes vous inspirent-elles ? Qu’est-ce que cela dit de vous ? Qu’en feriez-vous ?

A vous de jouer ! Et bon cheminement 😉

N’hésitez pas à partager vos expériences dans les commentaires. Toute réaction autour de l’article est évidemment la bienvenue.

Merci à vous, à Alexandre et à Geoffrey Groff pour sa précieuse relecture.

Laetitia Thernier

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