Equipe vs. Orga : exhibitionnisme ou naturisme ?

Equipe vs. Orga : exhibitionnisme ou naturisme ?

Comment est perçue l’équipe au sein de l’organisation ?

En cliquant sur l’article, vous vous demandez certainement :

“Mais comment peut-il bien faire un tel parallèle ???”

Ce parallèle que je fais, c’est entre d’un côté la transparence que pratique l’équipe Scrum, et de l’autre côté comment cette transparence est vécue par l’organisation.

Besoin d’un rappel sur Scrum ? Je vous ai calé ma formation sur le moment où justement je parle des piliers de Scrum,
le premier pilier étant la transparence.

Ainsi, en pratiquant et en vivant cette transparence de Scrum, l’équipe se met à nu. Elle ne cache plus rien. Son avancement, ce qu’elle va faire ensuite, comment elle fonctionne, est-ce que ça se passe bien ou non…
Tout je vous dis ! La question que je pose est la suivante :

Comment est vécue par l’organisation cette mise à nu de l’équipe ? 

Je pense que vous voyez où je veux en venir…
Passons en revue les deux cas de figure.

Premier cas de figure : le comportement de l’équipe est perçu comme de l’exhibitionnisme

Est-ce que l’organisation vit cela comme une manière perverse de fonctionner, contre-nature, qu’on ne comprend pas et qui est moralement discutable ?

(même si on aime bien se rincer l’oeil de temps en temps, ça a l’air sympa de jouer avec des post-its et de faire des ateliers où tout le monde s’amuse)

L’équipe qui travaille en toute transparence est perçue comme de l’exhibitionnisme par une organisation dont ce n’est pas la culture.

Second cas de figure : l’équipe qui pratique le naturisme, tout comme le reste de l’organisation

Est-ce que ce mode de fonctionnement, non seulement l’organisation la comprend, mais aussi la supporte et la soutient ? Et, finalement, fait de même : toute l’organisation se met aussi à nu. Tout le monde se montre au naturel.

Une organisation qui pratiquerait le naturisme : toutes les équipes, tout le monde, à tous les niveaux, applique une politique de transparence et ne cache rien.

Le travail de Scrum Master et de Coach Agile : déshabiller

(figurativement parlant, bien entendu)

J’avais précédemment décrit le rôle de Scrum Master ou de Coach Agile comme celui de chasseur de gris, quelqu’un qui appuie là où ça fait mal pour provoquer un changement réel et durable, sortant ainsi d’une zone de gris où “ça le fait pas mais on vit avec.”

Cette satanée zone de gris…
Nommer ce qui ne va pas dans nos organisations et équipes.

Pour y arriver, la transparence promue par Scrum est un excellent atout. Une transparence qui fait d’ailleurs écho aux valeurs de Scrum, en particulier le courage, louverture et le respect.

Mettre à nu le fonctionnement, la vision, l’état d’avancement et les résultats des équipes et des organisations, est un des meilleurs moyens de faire apparaître la réalité des choses. Déshabiller tout le monde, en somme.

Alors, je le dis haut et fort :

Soyons donc porteurs du naturisme au sein des organisations !

(au figuré, bien entendu)

Jean-Pierre Lambert is software engineer with special interest in quality and business value, now a technical/Agile coach helping teams to deliver high-value, high-quality products.

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